Franz Schubert 1797-1828

 

Interprètes

 

Clarinette, Jean-Samuel Racine

Basson, Nelly Flückiger

Cor, Nicole Aubert

Contrebasse, Catherine Roy

Quatuor Akord :

Violons, Hermine Vouga, Jean-Michel Aubert

Alto, Nicolas Aubert

Violoncelle, Danièle Falquet

Franz Schubert (1797-1828)

Octuor pour cordes et vents, en fa majeur

(op. posthume 166*, D.803)

*No de l’édition complète des œuvre de Schubert, qui n’interviendra qu’en 1875.

 

L’œuvre fut écrite rapidement, en février 1824, pour répondre à une commande du comte Ferdinand Troyer,

excellent clarinettiste, qui souhaitait  enrichir le programme des séances musicales qu’il organisait  chez lui. .

Les conditions étaient très précises : réaliser une œuvre dans l’esprit du populaire Septuor de Beethoven.

Il est donc justifié de relever tous les points de concordance entre l’Octuor et son modèle . Ce dernier est écrit pour deux groupes d’instruments : les vents, au nombre de trois (clarinette, basson et cor), et les cordes, de quatre (violon, alto, violoncelle et contrebasse). Schubert a simplement adjoint un deuxième violon.

Le nombre et la succession des mouvements est identique :

1)Adagio-Allegro, 2)Adagio, 3)Allegro vivace, 4)Andante, 5)Menuetto-Allegretto, 6)Andante molto Allegro.

 

Cet octuor fut composé dans une période particulièrement sombre  de la vie de Schubert, ce qui explique la mélancolie présente dans de nombreux passages de l’œuvre. Voici d’ailleurs ce qu’écrit le compositeur en date du 31 mars 1824 (peu après la création) : « Figure-toi un pauvre diable dont la santé ne se rétablira plus…, dont les plus brillantes espérances ont avorté, à qui les joies de l’amour et de l’amitié n’ont causé que souffrance et douleur, dont l’enthousiasme pour le beau mnenace  de s’éteindre… Chaque nuit, quand je m’endors, je souhaite ne plus me réveiller. »

Il n’en demeure pas moins qu’il se dégage de l’œuvre une extraordinaire impression de vitalité et d’optimisme, qui  s’affirme avec d’autant plus de force qu’elle exprime, finalement,  le triomphe de la vie sur la mort .